L’histoire de la menuiserie acier

Depuis des décennies, l’acier s’est installé au cœur de multiples innovations remarquables. Qu’il s’agisse des édifices historiques classés, de la menuiserie ou encore des engins automobiles, cette matière affiche des prouesses uniques. Solide, robuste et modulable à souhait, l’acier demeure à nos jours l’une des références sur le plan de la longévité et la sécurité des fabrications. Afin d’en savoir davantage, voici toute l’histoire de la menuiserie acier.

Des débuts parallèles à la révolution industrielle

L’histoire de la menuiserie acier commence vers la fin du 18e siècle, au temps où la révolution industrielle conditionnait le marché du fer et de la fonte. Durant cette période, l’Europe et l’Amérique utilisaient déjà le métal pour renforcer les structures en pierre. Le long des ruelles, des ponts, dans les gares, les halles, les planchers couverts… il était désormais courant de rencontrer des menuiseries en métal. L’édifice du Panthéon de Paris et coupole de la halle au blé à Paris en étaient de parfaits exemples.

Cependant, il faudrait remarquer que ces premières utilisations européennes de la menuiserie acier étaient plutôt rares en façade. En effet, pour des raisons culturelles, les constructeurs préféraient cacher les façades en métal derrière des équivalents en pierre. Néanmoins, quelques années plus tard, le métal s’est imposé davantage comme le matériau idéal pour les travaux de menuiserie, de génie civil et bien d’autres.

1850, la menuiserie acier s’invite dans l’architecture des bâtiments

Pour la menuiserie acier, l’année 1850 représente un cap notoire dans sa vulgarisation et l’amélioration des pratiques. En effet, cette année fut témoin de la réalisation des premiers bâtiments avec façades entièrement en fonte de métal. De New York à Chicago, James Bogardus et William le Baron Jenney deviennent les précurseurs des ossatures en acier permettant la construction des premiers gratte-ciel. Pour autant, ce nouveau grade venait emboîter le pas aux multiples essais isolés en Grande-Bretagne.

L’immeuble Hennebique au 1 rue Danton

Y faisant suite, au courant des années suivantes, l’Europe par le biais de l’art nouveau tentera également d’approfondir son utilisation du fer et de la fonte. Hélas, cet élan fut ralenti, voire interrompu par l’essor parallèle du béton armé et ses multiples brevets remarquables. Parmi eux, celui du procédé Hennebique marqua le siècle, d’autant plus qu’il permit de bâtir le premier bâtiment en béton armé au monde (immeuble 1 rue Danton).

Cela dit, aux États-Unis, les années 1900 positionnent davantage l’acier comme le matériau de fabrication et de construction par excellence. Le béton est donc relayé au second plan, ce qui accélère au mieux les progrès sur les techniques de fonte. Ainsi, les tours en acier et en verre de style international se multiplient, sous la main habile de menuisiers et architectes de grand talent. Cette tendance technique continua jusqu’aux abords de l’année 1970, période où les menuisiers acier peinaient dorénavant à maîtriser la technologie et la standardisation du bâtiment. Toutefois, avec l’expansion de l’informatique et ses dérivées, la tradition métallique s’ouvre alors à de nouvelles perspectives.

La menuiserie acier de 1970 à nos jours

À la fin des années 1970, l’utilisation du métal pour la confection d’accessoires et bâtiments prend une nouvelle tournure. Néanmoins, il faudrait tout d’abord rappeler que les progrès continus des années précédentes permettaient déjà de réaliser des structures impressionnantes. D’ailleurs, ces avancées dans l’utilisation architecturale des métaux furent si importantes que l’industrie développa les renouveaux stylistiques et technologiques qui perdurent jusqu’à nos jours.

La naissance du courant architectural high-tech

Dans les années 1970, les menuisiers et les architectes réaborderont les techniques du métal au point de créer le courant architectural high-tech. En réalité, ce concept viendra changer les préceptes selon lesquels l’espace prend forme avec des structures tridimensionnelles et géodésiques sur des formes modulables ou non. Le fait est que ce type de réalisations restait encore identique aux possibilités du béton projeté sur les armatures (ancien béton armé). Par ailleurs, les résultats de formes possibles se limitaient uniquement à l’architecture boule, cubique, selle de cheval et hippie.

En réponse à ces contraintes limitantes, les avant-gardistes du courant architectural high-tech, notamment Prouvé, Foster, Piano, Rogers et bien d’autres permirent l’apparition de formes plus complexes. En pratique, ceux-ci s’appuyaient sur l’architecture déconstructiviste (1990) ou l’architecture molle du 21e siècle pour réussir ces prouesses. D’une part le déconstructivisme insuffle alors une nouvelle post modernité aux confections acier, puisant aux sources du modernisme et de la géométrie des constructivistes. D’autre part, sous l’architecture molle, le beau devient organique, sans angle droit ni dans la vue de l’intérieur ni dans celle de l’extérieur.

Le 21e siècle, l’ère de la conception assistée par ordinateur

Dès le 21e siècle, les méthodes de conceptualisation de l’acier basées sur les formes canoniques et les valeurs esthétiques sont délaissées pour la conception assistée par ordinateur. Calculs de structures, modélisation 3D, simulations… voilà autant de nouvelles possibilités offertes par l’informatique appliquée à la menuiserie acier.

Aujourd’hui, avec la multiplication des cartes graphiques et processeurs performants ainsi que la maîtrise des éléments, ces potentialités se précisent beaucoup plus. En somme, toutes les contraintes d’environnement (vent, températures, etc.) sont maintenant prises en compte pour proposer des structures acier ergonomiques, robustes et surtout durables.

Vous avez un projet ? Parlons-en !

Toute la semaine – de 7h30 à 12h et de 13h à 16h30 (15h30 le vendredi)

39 – 40 rue Nicolas Copernic
ZAC les portes de l’Oise
60230 Chambly

Email contact@ateliersfg.fr